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Les startups françaises brillent à Davos 2026 : innovation, influence et levées de fonds record

28/01/2026



« La France n’est plus seulement un pays d’idées, mais un pays d’action et d’innovation. Nous avons construit un écosystème où les startups peuvent grandir, lever des fonds et s’imposer à l’international. Davos est l’occasion de le montrer au monde entier», s’est félicité Emmanuel Macron lors du célèbre rendez-vous mondial. Pour sa 56ᵉ édition, le Forum Économique Mondial de Davos a mis en lumière une quinzaine de startups françaises, sélectionnées pour leur potentiel disruptif et leur capacité à incarner les enjeux technologiques de demain. Accompagnées par le président Emmanuel Macron, ces pépites ont profité de la scène internationale pour renforcer leur visibilité, nouer des partenariats stratégiques et attirer des investisseurs. Une opportunité d’autant plus précieuse que plusieurs d’entre elles viennent de boucler des levées de fonds majeures, confirmant l’attractivité croissante de la French Tech.


Une délégation d’excellence, porte-drapeau de l’innovation tricolore


La France a envoyé à Davos une délégation variée, couvrant des secteurs clés : intelligence artificielle, quantique, cybersécurité, énergie verte, spatial et deeptech industrielle. Parmi les entreprises invitées par l’Élysée, on retrouve des noms déjà bien établis, comme Mistral AI (représentée par son cofondateur Arthur Mensch, présent hors délégation présidentielle), Verkor (batteries électriques), Quandela et Quobly (quantique), H Company et Bioptimus (IA), Sekoia.io et Riot Security (cybersécurité), ou encore Pigment (planification financière) et Qonto (services bancaires).

Arthur Mensch, cofondateur de Mistral AI, a participé à une table ronde sur la place de l’Europe dans le monde, aux côtés de responsables politiques européens. « L’Europe doit prouver qu’elle peut produire une alternative crédible aux géants américains, non seulement sur le plan éthique, mais aussi économique », a-t-il déclaré, soulignant l’enjeu d’industrialisation et de création de valeur mesurable pour 2026.


Des levées de fonds record en 2025-2026


Plusieurs startups de la délégation française ont récemment annoncé des levées de fonds significatives, illustrant la confiance des investisseurs dans l’écosystème tricolore :

  • Bioptimus a levé 41 millions de dollars en janvier 2025 pour accélérer le développement de ses solutions d’IA appliquée à la biologie.

  • Pigment, spécialiste de la planification financière, a bouclé un tour de table de 145 millions de dollars en 2024, devenant une licorne française.

  • Sekoia.io, plateforme de cybersécurité, a levé 26 millions d’euros pour intégrer davantage d’IA dans ses outils de détection des cybermenaces.

  • Riot Security, issue de l’accélérateur Y Combinator, a récolté 30 millions d’euros pour sensibiliser les salariés aux cyberattaques.

  • Pelico, plateforme d’orchestration manufacturière, a obtenu 40 millions de dollars pour renforcer l’agilité des usines grâce à l’IA.

  • Verkor, spécialisée dans les batteries électriques, a inauguré son usine dans le Nord de la France, soutenue par des investissements publics et privés massifs.

Ces financements reflètent une dynamique forte : en 2025, les startups françaises ont levé plus de 10 milliards d’euros, avec un ticket moyen en hausse de 20 % par rapport à 2024. Une tendance qui place la France en tête des écosystèmes technologiques européens, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni.  « La France est aujourd’hui un écosystème où les startups peuvent grandir, lever des fonds et s’imposer à l’international, » a rappelé Emmanuel Macron.

Pour Alexandre Prot, PDG de Qonto, une fintech française en pleine expansion « Ces levées de fonds reflètent la maturité de notre écosystème. Nous ne sommes plus des outsiders, mais des acteurs majeurs ».


Un écosystème soutenu par l’État et Business France


La présence de ces startups à Davos s’inscrit dans une stratégie globale de promotion de la French Tech, portée par Business France et le gouvernement. Pascal Cagni, président de Business France, a organisé des rencontres stratégiques pour favoriser les synergies entre acteurs français et étrangers. « Ces rendez-vous offrent une opportunité précieuse pour valoriser les politiques publiques et les entreprises françaises à la pointe de ces secteurs », a-t-il confié. Pour les startups, Davos est un accélérateur de crédibilité. Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech le confirme : « Davos permet d’échanger avec des interlocuteurs rarement accessibles ailleurs, de nouer des alliances industrielles ou institutionnelles, et de se positionner sur de futurs partenariats ou appels d’offres ». Éléonore Crespo (Pigment) ajoute : « Davos, c’est l’endroit où l’on passe du réseau au partenariat concret. Pour Pigment, c’est une étape clé pour accélérer notre développement aux États-Unis et en Asie. »


Les retombées attendues : partenariats, alliances et expansion internationale


Si Davos n’est pas un salon commercial, les retombées pour les startups françaises peuvent être significatives. En 2025, plusieurs entreprises présentes avaient signé des partenariats majeurs dans les mois suivant le Forum. Cette année, les attentes sont similaires, avec un focus sur :

  • Les alliances industrielles, notamment dans l’énergie (Verkor, Sweetch Energy) et l’IA (Mistral AI, H Company).

  • Les levées de fonds supplémentaires, avec des investisseurs internationaux séduits par la vitalité de la French Tech.

  • L’expansion à l’international, comme le prévoit Qonto ou Pigment, qui misent sur une croissance accélérée en Europe et aux États-Unis.

Verkor, par exemple, prévoit des annonces majeures en 2026 avec l’inauguration de son usine de batteries dans le Nord, tandis que Mistral AI continue de se positionner comme une alternative européenne crédible face aux géants américains.


Par N.P

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